Une jeune femme d’une trentaine d’années a été poignardée à mort, hier après-midi à Nanterre. Touchée elle aussi, sa mère se trouvait hier soir entre la vie et la mort et n’avait pu être entendue par les enquêteurs. Le drame s’est déroulé boulevard Pesaro, dans le quartier du Parc-Nord, à quelques encablures des tours de La Défense.
Un peu après 14 h 30, un homme sonne à la porte du logement où se trouvent les deux femmes. Il s’agit d’un appartement situé au troisième étage du bâtiment Fraternité, qui en compte sept. L’une des deux occupantes ouvre la porte. Le scénario précis de l’agression reste flou. Qui est-il, qui de la mère ou de la fille l’a fait entrer, laquelle des deux a été frappée en premier? Selon les premiers éléments du dossier, l’agresseur, qui pourrait être un membre de la famille, s’est littéralement déchaîné sur ses victimes.
Une fois dans l’appartement, il a sorti un couteau. La mère, une femme de 54 ans, a été blessée à une cuisse, à un bras et à l’abdomen. Sa fille, âgée d’une trentaine d’années, n’a pu elle non plus éviter les coups. Son bourreau l’a poignardée au niveau du visage, d’un œil et du ventre. Son crime terminé, il est ressorti du logement. A pied, il a pris la direction du RER Nanterre-Préfecture.
Grièvement blessée, la mère parvient à se traîner chez une voisine. C’est cette dernière qui a prévenu la police. Dans les minutes qui suivent, de nombreux véhicules d’urgences investissent le quartier tandis que des policiers sécurisent les lieux. Les médecins prodiguent les premiers soins aux victimes, puis les évacuent vers l’hôpital Foch, à Suresnes. La jeune femme ne survit pas à ses blessures. Elle décède pendant le trajet.
Un peu plus tard, les experts de la police technique et de l’identité judiciaire prennent possession des lieux. Une enquêtrice photographie le moindre centimètre carré du balcon sous l’œil interrogateur des quelques habitants du quartier, tous sous le choc. Non loin, une jeune femme sanglote. « Je la connaissais », confie-t-elle, les yeux rougis. Le dossier a été confié au service départemental de la police judiciaire.